Je suis un paradoxe à moi tout seul, je suis cette antithèse qui se perd, je suis le contraste qui floute ma vie entière. Je ne correspond à aucun schéma, et bien bête celui qui penserais pouvoir voir en moi. Je suis cette être remplie d'amour et de naïveté, qui ne demande qu'a découvrir la beauté de ce par quoi il est entouré, qui s'obstine à voir le meilleur chez chacun et qui reprendra avec toi le refrain, mais je suis surtout celui qui te détestera d'emblé, qui te feras boire ses paroles pleines d'arrières penser, celui qui pensera que tu ne vaut rien puisque c'est toujours ce que je retiens. Je suis ses yeux qui te toucherons au plus profonds, je suis les mots qui te rassurerons, je suis la douceur qui aimera consoler tes pleures. Puis mes démons me rattraperons, et je partirais pour de bon.
Je serais capable de t'aimer à en crever, mais je pourrais aussi bien tout faire couler et me noyer. Aujourd'hui je m'aime à la folie, demain je me haïrai sans compromis. Je n'ai jamais aucune explication à mes actions, je ne cherche pas à me fabriquer, comme tant d'autre, une image prés-fabriquer. Je ne vis pas dans ton monde, une chose est sure, je ne recherche pas ta sympathie, à vrai dire: elle m'ennuie. Je suis celui qui finira, en soirée, ivre mort sur ton canapé, et je serais aussi celui qui refusera de sortir, pour rester des jours seul chez lui à en sourire. Je n'ai pas de définition, tout va des travers quand je cherche mes raisons. Je suis ce garçon sage qui ne demande qu'a faire son age, et je suis aussi l'ivresse de tes nuits, celui qui s'endort dans ton lit.
Je suis celui qui, sans arrêt, aime la vie, qu'importe ce qu'on lui dis.
Je suis celui qui, chaque seconde, pense que tout vaut la peine dans ce monde.
Je suis celui qui, pour toujours, crois en ses jours.
Je suis celui qui pense, aussi, que rien n'a des sens dans cette vie et qui en ris.